Bilan de la concertation pour la création de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan

Soumis à une dernière étape de concertation post débat public, le projet de création de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) est sur les rails. Il va permettre d’assurer à horizon 2030-2040 la continuité de la grande vitesse entre la France et l’Espagne.

Dernier maillon restant à construire pour assurer la continuité de la grande vitesse entre la France et l’Espagne, la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) compte parmi les priorités de la Région Occitanie, organisatrice des mobilités sur son territoire depuis la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM). Cette ligne à grande vitesse conçue pour permettre la circulation des trains jusqu’à 350 km/h, permettra de réduire considérablement les temps de parcours entre villes occitanes et grandes métropoles (Paris-Perpignan, Nice-Bordeaux) et d’améliorer la desserte régionale du littoral occitan. Conçue pour une mixité fret-voyageurs sur une partie de son linéaire, elle complétera également au niveau européen la carte de la grande vitesse et le corridor européen de fret « Méditerranée ».

Le projet de ligne LNMP dans le détail

Quelques chiffres

7,931 milliards d’euros
Coût global du projet entre Montpellier et Perpignan, dont 2,461 milliards d’euros pour la première phase du projet entre Montpellier et Béziers.

Le projet fait l’objet d’un processus de concertation continu depuis le débat public en 2009. Il aboutit avec la dernière phase de concertation menée du 2 novembre 2020 au 15 janvier 2021. Cette étape réglementaire décisive dans la réalisation du projet, a permis aux usagers acteurs socio-économiques et collectivités d’être informés et de donner leur avis sur les fonctionnalités et sur le tracé de la ligne.
Le projet prévoit :

  • La réalisation d’une ligne nouvelle sur 150 km entre Montpellier (Hérault) et Toulouges dans les Pyrénées-Orientales.
  • La création de deux gares nouvelles pour desservir l’Ouest héraultais (à Béziers) et l’Est audois (à Narbonne).
  • Des adaptations de lignes existantes aux jonctions avec la Ligne Nouvelle
  • Des mesures d’évitement et de réduction des impacts, etc.

La phase 1 du projet (Montpellier-Béziers) pourrait démarrer d’ici à 2030 selon le calendrier prévisionnel de réalisation, pour une mise en service de cette section à l’horizon 2034. La loi L.O.M. fixe un délai maximum de 10 ans de réalisation entre phase 1 et phase 2.