Le réseau liO sera pionner du train hybride, à batteries rechargeables

Dans les ateliers du constructeur Alstom à Tarbes est testé depuis quelques semaines le prototype de traction du futur train « hybride » que va expérimenter la Région Occitanie.
Moins polluante, moins bruyante et moins coûteuse, la première rame Régiolis hybride lancera ses essais sur le réseau liO d’Occitanie en 2021.

La Région Occitanie joue un double rôle pionnier dans l’expérimentation du train hybride à batteries rechargeables, en cours de mise au point par Alstom avec SNCF. Elle a décidé en 2018 de s’engager avec trois autres Régions [1] dans une expérimentation de 16,6 M€, dont les essais débuteront sur le réseau liO en 2021. Ensuite, c’est le site haut-pyrénéen de Tarbes d’Alstom qui fabriquera la chaîne de traction de la rame Régiolis d’Alstom servant de base au train hybride (plus d’explications ci-dessous). Objectif : réduire de 20 % la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre, et de 30 à 50 % les coûts de maintenance des moteurs diesel.

Cette technologie, innovante et porteuse d’économies, est une formidable opportunité pour le développement des transports en Occitanie, affirme Carole Delga. En investissant dans de nouveaux matériels à haute qualité environnementale, tout en augmentant le nombre de trains, baissant les tarifs et améliorant le confort des rames, la Région et SNCF favorisent les déplacements doux des habitants d’Occitanie.

Dans les ateliers tarbais, les essais du prototype ont débuté fin 2019. La production en présérie doit avoir lieu de juin à septembre 2020. Les essais dynamiques des rames sont programmés début 2021. L’expérimentation du service commercial devrait démarrer début 2022 et se poursuivra jusqu’à la fin 2023. Au bout du parcours sera prise la décision d’une production en série. Pour la Région Occitanie, le train hybride est une marche de plus sur la voie de la 1ère région d’Europe à énergie positive à horizon 2050.

Bon à savoir

Le train hybride combine les énergies. L’opération consiste à modifier une rame Régiolis en remplaçant deux des quatre moteurs diesel par des batteries lithium-ion de grande capacité. Leur mission : récupérer l’énergie de freinage, réutilisée pour faire avancer le train. Selon les situations, le train hybride fera appel à l’alimentation électrique par caténaire, ses moteurs thermiques (diesel) ou l’énergie stockée dans les batteries. Il n’y aura alors plus besoin de traction diesel, source de pollution et de bruit, aux abords des gares.

[1Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire